Biographie

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Biograpie

La v’là qui débarque de son Québec, « La Morissette ». Sa carrière artistique débute à l’âge de huit ans, elle serait cascadeuse au grand désespoir de sa mère qui la rêvait employée de banque, ou toiletteuse pour caribous. Son numéro favori consistait alors à dévaler l’escalier en tracteur, sans les mains, qu’elle réservait exclusivement à l’usage des gammes. 

J’étais seule témoin privilégiée de ses prouesses d’alors. Elle me confiait tout, ses rêves, ses désillusions, ses mèches rebelles et puis un jour, l’intrépide Geneviève, qui n’était pas encore La Morissette, a franchi le seuil de sa chambre, bien décidée à faire d’la scène, beaucoup de scène… Plus tard, à l’adolescence, après avoir eu l’occasion d’exercer sa voix au fil des cascades plus au moins réussies, elle hérite d’un vinyle de Janis Joplin dont elle tombe amoureuse et adopte illico le style. C’est la révélation. Elle sera chanteuse, et c’est devant l’miroir qu’elle s’exerce en cachette durant des années.  

Puis, elle foule les planches de nombreuses scènes de concours de chant québécois comme le Festival de la chanson de Granby où elle se distingue avec quatre prix, dont celui des rencontres d’Astaffort dirigées par Francis Cabrel. C’est d’ailleurs à cette occasion qu’elle croise Oldelaf avec qui elle compose le duo « Comme dans un film ». 

Fraîchement débarquée à Paris avec sa valise (et moi), et avec la ferme intention de mettre ses maudits cousins à genoux, La Morissette y a fait son nid petit à petit.  

J’étais là, quelque part, dans la foule à l’Olympia lorsque Lynda Lemay l’a invitée sur scène pour chanter en rappel de ses concerts. Je l’ai vue, fébrile, avancer et saisir le micro puis en un instant se métamorphoser en Show Girl flamboyante. La chanteuse avait pris le pouvoir, offrant ce qu’elle a de meilleur, sa fougue, sa gaucherie désarmante, sa parlure québécoise assumée, sa sincérité et sa voix. J’ai vu le public tomber en amour, tout de suite, inconditionnellement.  

Suite à cette expérience, elle ressent une sorte d’appel, elle décide de rester en France. Elle sort « Me V’là » un premier album salué par la critique (l’Obs, RTL, Le Parisien ) et entame une tournée de spectacle à travers la France qui se termine à Paris, cette fois ci en vedette, dans un Olympia plein à craquer !  

Lors de sa promo , elle est invitée sur le plateau de « vivement dimanche prochain » où elle interprète sa chanson « Michel Drucker » devant un Michel sous le charme ! Elle reçoit également la médaille de Vermeil de l’Académie des Arts Sciences et lettres de Paris pour le rayonnement de son œuvre au sein de la francophonie.

Elle profite de la période de confinement pour écrire un tout nouveau spectacle avec de nouvelles chansons arrangés par Virgile Carlsson ( Hoshi, Louane ).

Elle fait aussi une autre rencontre marquante, Valérie Lemercier, qui  la remarque lors d’un concert et qui lui offre d’adapter les dialogues de son film « Aline » en québécois et de jouer le rôle de Josette Dieu, une de ses sœurs. En 2022, ce film sort dans 40 pays. 

J’ai été proche de Geneviève à chaque étape de sa vie. En la voyant sur scène, tu comprendras ce que j’ai ressenti la première fois. C’est une artiste vibrante, drôle et généreuse. Tu ne le sais pas encore mais tu es toute sa vie.

Cordialement, sa brosse à cheveux